Coupe du Monde 2026 – LE guide foot des nations – Haïti

Une analyse foot des nations sur la sélection d'Haïti pour la Coupe du Monde 2026.

I – La carte d’identité

  • Histoire avec un grand F

L’histoire d’amour entre Haïti et le football a commencé tôt. Comme la plupart des îles caribéennes, le ballon rond est introduit en Haïti au début du XXe siècle par les Anglais et les Français.  Très vite passionnés, les Haïtiens organisent une compétition régionale à Port au Prince en 1912, une des premières de toutes les caraïbes. Depuis ces débuts, le football est le sport populaire du pays. Et dans tout amour, il y a un moment fort, un sommet d’intensité : c’est évidemment le mondial 1974. Cette qualification s’inscrit dans une vraie décennie dorée avec une victoire et deux finales perdues en Gold Cup (coupe Concacaf, équivalent Euro). C’est d’ailleurs avec cette victoire que les hommes d’Antoine Tassy obtiennent leur billet pour le mondial en Allemagne, devant Trinité et Tobago et le Mexique. Deuxième nation caribéenne à se qualifier à la Coupe du Monde après Cuba en 1938, les Grenadiers vont devenir l’équipe chouchou du public allemand et même mondial. L’exotisme y étant pour beaucoup car le football mondial découvrait Haïti.

Mais aussi grâce au terrain : un maillot culte, des joueurs au comportement rafraîchissant, et surtout les deux buts d’Emmanuel Sanon. Vedette offensive de l’équipe, il ouvre le score contre l’Italie (finaliste en 1970) en dribblant Dino Zoff qui n’avait plus encaissé de but depuis près d’un an. Le stade Olympique de Munich exulte de surprise et cela restera un moment fort de la Coupe du Monde. Sanon marquera un but tout aussi beau contre l’Argentine avec une lourde frappe de 25 m dans la lucarne (défaite 3-1 également).

Le football Haïtien a eu ensuite plus de bas que de hauts jusqu’à deux périodes difficiles récentes : le séisme de 2010 puis l’instabilité politique contemporaine depuis 2021 et l’assassinat du président Jovenel Moïse. Le séisme a détruit les infrastructures et tué du personnel de la fédération Haïtienne. L’instabilité politique contemporaine a laissé le pays aux mains des guerres de gang, ce qui a forcé la sélection à ne plus jouer en Haïti.

Ci-dessous le but légendaire Haïtien contre l’Italie avec le crochet d’Emmanuel Sanon devant Dino Zoff.

  • La sélection (en tournoi, classement FIFA, staff).

La sélection Haïtienne devient rapidement une place forte du football des caraïbes mais peine à se distinguer sur l’échelon continental (et donc mondial) jusque dans les années 70 où cela sera son réel âge d’or. Menée par l’emblématique sélectionneur Antoine Tassy, l’équipe va gagner en stabilité en se basant sur une solide colonne vertébrale de joueurs évoluant en Haïti (90% de l’équipe). Les joueurs de cette époque dorée vont glaner les hauts faits d’arme de la sélection : finalistes de la Gold CUP en 1971 et 1977, vainqueurs en 1973 et qualifiés pour le mondial 1974 en Allemagne de l’Ouest. Ils deviennent de véritables stars à la renommée historique pour les Haïtiens (autant si ce n’est plus que ceux de France 98 chez nous). Philippe Vorbe, milieu infatigable, Henri Françillon, gardien élastique et bondissant, et surtout l’attaquant vedette Emmanuel Sanon sont désormais des noms que chaque footballeur Haïtien a entendu avec admiration.

Leur mondial 1974 se solde par 3 défaites (Italie 3-1, Pologne 7-0, Argentine 4-1) avec 14 buts encaissés et 2 inscrits : le 14e bilan sur 16 équipes de l’époque grâce aux deux buts d’Emmanuel Sanon (devant l’Australie et le Zaïre). C’est donc un gigantesque exploit pour les Haïtiens, amateurs pour la plupart, d’avoir su marquer par deux fois face aux équipes du gratin mondial. Fierté du pays et petit morceau d’histoire de la Coupe du Monde. Emannuel Sanon, meilleur buteur (chiffres incertains) et joueurs le plus capé de la sélection Haïtienne, aura le droit à un hommage national lors de sa mort en 2008. Depuis ces grandes années, l’équipe vivote au niveau caribéen (un titre glané en 2007) sans parvenir à être consistant au niveau continental. Le renouveau va venir des joueurs de la diaspora : immense aux Etats-Unis (environ 1 million de personne) mais présente aussi en France par exemple (environ 100.000 personnes). Beaucoup de joueurs ayant des origines haïtiennes vont enfiler la tunique des Grenadiers et « professionnaliser » l’équipe au fur et à mesure des années 2000 et 2010. Elle redevient compétitive jusqu’à avoir cette opportunité offerte par la CDM26 à 48 équipes de se qualifier de nouveau 52 ans après. Et c’est désormais chose faite pour le grand bonheur des rouges et bleus !

Le sélectionneur Antoine Tassy.

L’équipe de 1974.

II – L’obtention du visa

A) Continuités et changements au début de la campagne

Continuités :

  • Colonne vertébrale humaine du groupe : la fédération ne dispose pas d’un réservoir immense de joueurs capables d’évoluer à bon niveau professionnel alors les joueurs qui se maintiennent de ce point de vue-là assurent une continuité quels que soient les staffs. Environ 60% du groupe de fin 2025 était déjà présent début 2023. 

Changements :

  • Nomination de Sébastien Migné : après le passage éclair de Gabriel Calderón Pellegrino (entraîneur hispano-argentin) qui n’a pas eu de bons résultats. le français originaire de Vendée fut choisi par la fédération Haïtienne pour prendre le relais. Adjoint de Claude Leroy et Hervé Renard entre autres, Migné a entraîné 4 nations africaines avec un bilan mitigé mais est expérimenté sur le poste de sélectionneur et dans les compétitions internationales.
  • Recherches de profils binationaux dans la diaspora : comme beaucoup d’ex-colonies avec une grande diaspora, la recherche de joueurs binationaux sélectionnables a été accentué avec des profils tels Josué Casimir, Hannes Delcroix, Jean-Ricner Bellegarde ou Ruben Providence qui se sont progressivement greffé au groupe.

B) Les adversaires

La qualification en zone CONCACAF s’est faite déjà avec l’absence des trois plus grosses sélections : Etats-Unis, Mexique et Canada (les trois hôtes du mondial). Ensuite, elle s’est faite en trois tours. Haïti commençant au 2e avec l’objectif de finir dans les deux premières places sur 5 avec Curaçao, Sainte-Lucie, Aruba, et Barbade. Ils gagnent contre ces trois derniers et malgré une lourde défaite contre Curaçao, ils passent au troisième tour. Leurs trois adversaires furent :

Le malade Costaricien  : le quart de finale à la CDM 2014 au Brésil est loin pour le Costa Rica. Keylor Navas fait de son mieux pour préserver sa cage mais le niveau de l’effectif a baissé et la sélection chute au classement fifa (de 15e après le Brésil à 50e aujourd’hui).

Le renard Hondurien : demi-finaliste de la Gold-Cup 2025 (défaite 1-0 contre le vainqueur final mexicain), le Honduras est toujours un outsider potentielle pour la qualification même si son équipe a baissé de niveau depuis ses deux qualifications en 2010 et 2014.

Le petit poucet Nicaraguayen : malgré ces 7 millions d’habitants, le pays reste une petite nation de football car le ballon rond est dans l’ombre du baseball qui est le sport national (influence américaine proche). La sélection progresse cependant en structuration mais manque de joueurs de qualités.  

C) Le parcours des qualifications

Match nul 0-0 face au Honduras

Particularité notable pour Haïti : la sélection ne jouera aucun match à domicile au vu de la situation politique actuelle et donc reçoit à Curaçao. C’est donc là-bas qu’a lieu le premier match contre le Honduras, un 0-0 terne où les défenses ont pris le dessus.

Match nul 3-3 au Costa Rica

Sans trop de certitudes, Haïti se présente timidement face au favori du groupe et réalise un premier exploit de la campagne. Les Grenadiers concèdent pourtant l’ouverture du score à la 1ère minute de jeu sur transition puis le 2-0 à la 35e sur jeu direct dans le dos de la défense. Score à la pause, qui aurait pu être bien plus lourd si les Costa Riciens auraient été plus tueurs dans le dernier geste. Toujours en vie, l’équipe pousse en début de mi-temps et obtient un pénalty transformé en 2 temps par D. Nazon à la 55e. Dans la foulée, ce dernier égalise sur corner par un magnifique retourné qui trompe Navas à la 58e. Sonnées, les Costa Riciens tente de reprendre le dessus mais se font piquer en contre et les Haïtiens finissent par marquer le 3-2 sur une magnifique contre attaque collective conclue par Nazon qui signe un triplé retentissant. Malheureusement, ils concèdent rapidement l’égalisation sur corner puis tiennent jusqu’à la fin. Un excellent résultat et une deuxième mi-temps qui donne beaucoup de confiance au groupe.

Victoire 3-0 au Nicaragua

Sous un vrai déluge, les Grenadiers sont allés obtenir une victoire logique mais cruciale pour leur donner de l’espoir pour la suite. Nazon, encore lui, à la réception d’un centre puis Jean Jacques sur corner (2-0 à la mi-temps avant Deedson en fin de match sur contre-attaque). Tout ça sans être réellement inquiétés par le Nicaragua.

Défaite 3-0 au Honduras

Avec 5 points et invaincus après trois matchs, les Haïtiens sont en tête du groupe à égalité avec leurs adversaires du groupe. Malgré cette bonne situation, l’équipe va s’écrouler en première mi-temps (3-0 à la pause), avec toujours cette faiblesse dans le dos de la défense (2 buts suite à du jeu direct). Rien de bien mieux en 2e mi-temps, défaite logique.

Victoire 1-0 face au Costa Rica

Dans le même temps, le Costa Rica a obtenu sa première victoire contre le Nicaragua et Haïti est passé 3e. Tout est encore possible, mais il faut un nouvel exploit et c’est ce qui va se passer « à domicile ». La rencontre est plus équilibrée qu’à l’aller et les Haïtiens vont finir par ouvrir le score sur une belle attaque placée conclue par Pierrot juste avant la mi-temps (44e). La deuxième mi-temps c’est un siège costaricien de la cage de Placide, mais ce dernier sera décisif sur toutes les occasions franches adverses. La défense tient et l’équipe réussit un nouvel exploit contre le favori du groupe, se donnant une chance de qualification directe.

Victoire 2-0 face au Nicaragua

Dans le même temps, le Nicaragua a surpris le Honduras à domicile. Le groupe est donc très serré, tous peuvent se qualifier ou accéder au barrage en étant 2e : Haïti et Honduras premiers avec 8 points, Costa Rica 3e avec 6 points et Nicaragua 4e avec 4 points. Très engagés et mettant une grosse pression sur leur adversaire du soir, les Grenadiers vont frapper par deux fois en 1ère mi-temps : Louicius sur un beau numéro de soliste et Providence sur centre de la tête à bout portant (9e et 46e). Au bout d’une deuxième mi-temps globalement maîtrisée, Haïti remporte son match. Confirmé une petite demi-heure après le coup de sifflet final, le résultat nul entre le Costa Rica et le Honduras fait passer Haïti 1er de la poule et envoie les rouges et bleus directement au mondial !

D) Le moment fort

Le triplé de Duckens Nazon au Costa Rica est déterminant dans la campagne de qualification car il en signe l’exploit fondateur. Un pénalty marqué (en deux temps !) pour redonner l’espoir à 2-1. Puis un incroyable retourné pour surpasser Navas et égaliser. Et enfin la conclusion d’un magnifique but collectif pour permettre une explosion de joie de toute la sélection. Ce sont ces émotions vécues qui ont été la première pierre de la suite de la qualification.

III – L’équipe d’explorateurs

A) L’orientation imaginaire, culturelle et idéologique

Comme ses voisins Caribéens, le football Haïtien a toujours été guidé par deux grands principes culturels : du jeu rapide vers l’avant via des joueurs puissants et une certaine « festivité » offensive. Les joueurs Haïtiens aiment se projeter vers la surface et tenter de beaux gestes à ses abords.

Néanmoins, comme leurs voisins aussi, ils ont toujours manqué de discipline tactique notamment sur l’aspect défensif. C’est ce sur quoi les sélectionneurs étrangers ont souvent travaillé. L’apport des binationaux de ce point de vue-là est important.

Si les différents peuples des Caraïbes ne sont pas toujours épargnés non plus, les Haïtiens ont beaucoup souffert depuis le début du siècle et cela leur a apporté une force de résilience mentale certaine. 

Sébastien Migné veut s’en servir pour donner à son équipe un supplément d’âme et insiste énormément sur le fait de rendre fiers les Haïtiens au pays qui souffrent de la situation actuelle :
«Vous serez les meilleurs ambassadeurs du peuple Haïtien en allant au mondial. Vous allez les rendre fiers. A condition de ne pas y aller en touristes ! »  a t’il annoncé à son équipe dans le vestiaire après la qualification.

D’un point de vue tactique, le technicien français cherche à créer une équipe cohérente défensivement qui est capable de répéter les performances intéressantes sur 90 minutes. Il ne cherchera pas à révolutionner quoique ce soit cet été au mondial mais plutôt à présenter une équipe d’Haïti solide et endurante défensivement, tout en étant capable de piquer sur transition grâce à sa capacité de projection rapide. 

B) L’orientation imaginaire, culturelle et idéologique

Pour cette campagne de qualification, Sébastien Migné a fait jouer son équipe dans un 4-2-3-1 classique pouvant se transformer en 4-4-2 selon l’animation et le contexte du match.

L’intention la plus régulière est de défendre médian-bas mais les Grenadiers sont aussi capables de phases de pression plus récurrentes et ne s’en privent pas si c’est nécessaire.

 

Face aux gros poissons

Face aux équipes moyennes

Face aux petits poucets

Défensif

Médian-bas + quelques périodes de pressing ciblées

Médian-bas + quelques périodes de pressing ciblées

Médian avec périodes de pressing récurrentes

Offensif

Volonté de relancer long majoritaire

/ utilisation prégnante des côtés pour trouver des 1c1 et amener des centres

Volonté de relancer long majoritaire mais phases de possession possibles

/ utilisation prégnante des côtés  pour trouver des 1c1 et amener des centres

Volonté de relancer long majoritaire mais phases de possession possibles

/ utilisation prégnante des côtés  pour trouver des 1c1 et amener des centres

A la récup

Jeu direct majoritaire

Jeu direct majoritaire

Jeu direct majoritaire

A la perte

Repli majoritaire sauf périodes ciblées

Repli majoritaire sauf périodes ciblées

Repli majoritaire sauf périodes ciblées

C) Le groupe

L’attaque Haïtienne est son point fort puisqu’ils ont des attaquants de niveau homogène qui combinent bien ensemble. En effet, avec Casimir, Pierrot, Louicius, Providence et Nazon, Haïti dispose de cinq offensifs complémentaires tournés vers la vitesse, les centres et la projection directe. 

En revanche, sur toutes les autres lignes c’est faible à trois exceptions près. Tout d’abord il y a le vétéran Johny Placide au but, qui réalise encore une saison intéressante à Bastia en Ligue 2 française malgré les mauvaises performances collectives de son équipe. Puis derrière, il y a le latéral droit formé au pays Carlens Arcus, évoluant en ligue 1 à Angers et réalisant une saison très cohérente. Enfin, au milieu, il y a la star de cette équipe Haïtienne : Jean-Ricner Bellegarde. Le natif de la région Parisienne (Colombes) et formé à Lens est en Premier League depuis 2 saisons à Wolverhampton. Sans totalement s’imposer et dans une équipe qui réalise une saison catastrophique collectivement, Bellegarde a su montré de belles choses par moments en Angleterre et surtout s’imposer comme le leader technique et athlétique en sélection. Profil box to box classique, Bellegarde sera l’atout principal Haïtien pour titiller les milieux adverses à la Coupe du Monde. 

Pour le reste il s’agit de profils plutôt inconnus des radars du football de haut niveau. Soit car ce sont des jeunes qui n’ont pas encore percé (le défenseur Hannes Delcroix en D1 Suisse ou le gardien Alexandre Pierre qui s’impose à Sochaux en National par exemple) soit car ce sont des joueurs évoluant dans des championnats très peu médiatisés (Equateur, 2e division américaine, national en France, série C Italienne…).

Pour conclure, il y a un espoir pour Sébastien Migné de renforcer encore son effectif en convaincant d’autres joueurs de la diaspora d’ici la Coupe du Monde. C’est notamment le cas pour Wilson Isidor, attaquant franco-haïtien de Sunderland, qui réalise une excellente saison de Premier League et serait un renfort de poids pour les Grenadiers.

D) Le onze

Sébastien Migné cherche la continuité dans ses compositions de départ et dispose donc d’un onze qui devrait être le même lors des trois matchs de poule à la Coupe du Monde.

Le sélectionneur pourra faire démarrer Louicius à la place de Jacques pour avoir un côté plus offensif si besoin (peut-être contre le Maroc lors du dernier match si Haïti n’a rien à perdre).

Pour le reste, c’est plutôt stable quelques soient les adversaires et le contexte.

Les remplacements principaux avec niveau d’impact sur le cours du match (faible, moyen, bon, top) :

  • Nazon remplace Pierrot en pointe, dans un rôle similaire et avec un niveau de performance homogène (moyen).
  • Louicius remplace soit Casimir soit Providence sur les ailes (moyen).
  • Le reste des remplacements affaibli l’équipe.

IV – Le rêve américain

A) La poule

Pour son retour en Coupe du Monde, Haïti tombe dans une poule très difficile avec le Brésil, le Maroc ainsi que l’Ecosse.  Si ce n’est pas le plus grand Brésil que nous avons connu, le quintuple vainqueur de la compétition est toujours un favori à la victoire finale et aura l’avantage d’avoir l’un des meilleurs entraîneurs de tous les temps sur son banc (Ancelotti). Pour ce qui est du Maroc, il est la meilleure nation africaine et sera prétendant à la première place de la poule sans complexe même si les attentes se préciseront après sa CAN à domicile actuellement. Quant à l’Ecosse, elle revient en Coupe du Monde portée par une très belle génération (McTominay, Robertson, McGinn) et un collectif très solide mené de main de maître par Steve Clarke le sélectionneur. 

B) Point de vue Haïtien

52 ans après, revoilà les Grenadiers. Dans une des périodes les plus difficiles de son histoire politique pourtant déjà très animée. Cette histoire est déjà un conte de fée pour le peuple Haïtien mais peuvent-ils rêver de plus encore ?

L’équipe de 1974 avait déjà fait quelque chose de mémorable en ouvrant le score face aux italiens. Si à l’époque les Haïtiens ne connaissaient pas le foot professionnel, c’est le cas désormais mais cela peut les complexer de savoir réellement l’écart qui les sépare des grandes nations. 

Comme lors de sa dernière participation en 1974, Haïti sera le petit poucet du groupe et sera visé comme une victoire indispensable par les trois autres équipes. Ils pourront peut-être profiter de cela en créant la surprise et c’est sur quoi vont miser les supporters Haïtiens.

Verdict :

C) Point de vue mondial

84e nation mondiale, plus vue à ce niveau de compétition depuis 1974, présents grâce aux 48 places et avec les hôtes américains, mexicains et canadiens absents des qualifications. De par ces faits, Haïti est l’un des plus petits poucets de la compétition.

Si certains vont se dire que le momentum historique de la situation politique dramatique au pays peut donner un supplément d’âme à cette équipe, elle sera quand même considérée  comme l’une des plus faibles du tournoi avec peu de chances de prendre un seul point lors des trois matchs de poules.

Verdict :

V – La ruée vers l’or

Le scénario imaginé de leur compétition

Nous voyons un scénario de compétition pour les Haïtiens ressemblant à leur dernière participation à la Coupe du Monde, en 1974. 

Ils embêteront les Ecossais lors du premier match en tenant défensivement la première mi-temps, peut-être jusqu’à l’heure de jeu. Mais s’inclineront au final malgré le soutien de leurs supporters bien présents aux Etats-Unis grâce à la diaspora.

Contre le Brésil et le Maroc, ce sera très difficile car ces deux équipes les priveront de ballons lors des 90 minutes (encore plus que les Ecossais) et disposent de joueurs capables de casser un bloc bas plus rapidement. Ils finiront avec deux lourdes défaites contre les deux favoris du groupe C. 

Pour ce qui est du positif, comme en 1974, nous les pensons capables de marquer un ou deux buts lors du tournoi. Nous pensons qu’ils le ferons plutôt contre l’Ecosse ou le Brésil mais possible aussi contre le Maroc si celui-ci fait tourner lors du dernier match.

Verdict final pour le parcours d’Haïti à la Coupe du Monde 2026 :

ELIMINATION EN POULE AVEC TROIS DEFAITES.

Les Haïtiens se feront éliminer durement pour leur retour en Coupe du Monde mais ce sera déjà une immense fierté pour le peuple Haïtien et un grand plaisir pour la planète football de retrouver les Grenadiers à ce niveau !

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