Coupe du Monde 2026 – Analyse Groupe G

Le Groupe F est celui de la Belgique qui se retrouve entre deux cycles : celui de la fin de la génération dorée et le début d’une nouvelle ère qui s’annonce. Il est possible que la mayonnaise prenne pour le pays de la frite mais l’inverse également. Du quitte ou double. Face à trois adversaires totalement à leur portée, les Diables Rouges vont avoir le temps de se rôder avant les choses sérieuses.

 Ensuite, vient l’Egypte du Pharaon en fin de règne Mohamed Salah. Après une CAN correcte dans le résultat (demi-finale perdue contre les futurs vainqueurs Sénégalais) mais assez pauvre dans le jeu, les Egyptiens espèrent enfin réussir une Coupe du Monde (sortir des poules), eux qui sont de loin les rois de leur continent.

Puis arrive l’Iran dans un contexte géo-politique catastrophique, en guerre avec l’un des pays hôtes, les Etats-Unis. Cela peut totalement tourner à la belle histoire si la Team Melli fait un exploit en sortant des poules mais éclipseront ils réellement l’atrocité de la guerre pour leur peuple le temps de quelques heures ?

Enfin, la Nouvelle-Zélande est la grande gagnante de cette Coupe du Monde 2026 à 48 équipes puisqu’un billet est désormais donné à l’Océanie, continent du ballon rond qu’elle domine outrageusement. Mais son niveau risque d’être trop juste pour réediter l’exploit de 2010 où elle avait fait trois nuls en poules (contre l’Italie, la Slovaquie et le Paraguay) sans se qualifier en 8e.

FORCES ET MOTIFS D’ESPOIRS

FAIBLESSES ET MOTIFS DE CRAINTES

  • Des tauliers toujours présents pour assurer dans les moments forts (Courtois, De Bruyne, Lukaku, Tielemans, Meunier).
  • Un joueur frisson et dominant qu’est devenu Jérémy Doku, qui peut débloquer n’importe quelle rencontre.
  • Quelques jeunes pousses qui pointent leur nez (Fernandez-Pardo, Moreira, Ngoy, Seys, Penders…) et raffraîchissent l’effectif.
  • Pas de réelle alternative à Lukaku en neuf.
  • Un système encore assez incertain pour arriver sereinement face à des gros.
  • L’inexpérience de Rudi Garcia à ce niveau de compétition internationale (premier grand tournoi). 

FORCES ET MOTIFS D’ESPOIRS

FAIBLESSES ET MOTIFS DE CRAINTES

  • Des certitudes défensives toujours bien présentes pour les Pharaons qui seront difficiles à battre.
  • Marmoush qui semble prêt à reprendre le flambeau de Salah comme tête de gondole de la sélection.
  • Un noyau de joueurs qui se connaît très bien car évoluant dans le championnat égyptien.
  • Salah qui sort d’une saison compliquée à Liverpool et semble avoir perdu de sa superbe.
  • Le sélectionneur Hossam Hassan est désuet dans son approche tactique.
  • Dans un scénario de match où ils doivent se découvrir, ils risquent d’être en difficulté face aux contre-attaques dans le grand espace.

FORCES ET MOTIFS D’ESPOIRS

FAIBLESSES ET MOTIFS DE CRAINTES

  • Un Mehdi Taremi toujours efficace devant et donc talismanique pour sa sélection.
  • Quelques performances de choix depuis deux ans en Asie (victoire contre le Japon en quart de finale de la Coupe d’Asie par exemple).
  • Un noyau de joueurs jouant dans le championnat national qui se connait bien.
  • Un contexte politique tendu qui pourrait contraindre la sélection dans son tournoi (joueurs et staff ayant leur visa pour les USA notamment).
  • Une équipe vieillissante qui aura du mal à tenir le rythme athlétiquement si elle doit ouvrir le jeu.
  • Un niveau de précision collective sur les transitions en dessous de la moyenne.

FORCES ET MOTIFS D’ESPOIRS

FAIBLESSES ET MOTIFS DE CRAINTES

  • Une poule abordable pour une équipe chapeau D avec deux équipes prenables (Egypte, Iran).
  • Un sélectionneur (l’Anglais Darren Bazeley) qui connait très bien son groupe et le pays (y travaille depuis 2008).
  • Une défense plutôt solide pour leur niveau de sélection, qui pourra opposer une résistance certaine sur de longues séquences.
  • Le niveau offensif de l’équipe manque de qualité, de la relance à la finition.
  • Aucun résultat positif pour les Kiwis contre une nation du top 50 du foot mondial depuis quatre ans.
  • Un manque de profondeur d’effectif  pour enchaîner des performances régulières sur la durée des trois rencontres.

Pour conclure, ce groupe G est selon nous l’un des plus faibles de la compétition avec une Belgique qui semble promise à la première place hors catastrophe industrielle. L’Egypte et l’Iran devraient se jouer la deuxième place mais les Kiwis Néo-Zélandais vont tout faire pour les empêcher.

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